Embu
Gestes et coutures
L'embu se distingue des fronces par son intention. Les fronces se voient et font l'effet recherché ; l'embu ne doit pas se voir. Une tête de manche mesure un à trois centimètres de plus que l'emmanchure où elle se coud, et ce surplus sert à loger l'arrondi de l'épaule.
On le résorbe par une ligne de points longs, très légèrement tirée, puis en répartissant à la vapeur. Le fer fait ici la moitié du travail : la laine et le coton acceptent d'être rétrécis localement, les synthétiques beaucoup moins.
Un patron bien fait annonce son embu par des crans de montage : ils encadrent la zone où le surplus doit se répartir.
En atelier
Quand une manche fait des petits plis à l'épaule, ce n'est presque jamais la couture qui est en cause — c'est l'embu qu'on a réparti d'un seul côté, ou qu'on a voulu résorber sans fer.
Je fais poser le fer avant de piquer, jamais après. Une fois la couture faite, le surplus est enfermé et plus rien ne le rattrape.
Ces mots s'apprennent en une séance, la machine devant soi, bien plus vite qu'en les lisant.
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