Surfilage
Gestes et coutures
Un tissu tissé perd ses fils de trame par les bords dès qu'on le manipule, et le phénomène ne s'arrête pas au lavage : une couture non surfilée s'effrange jusqu'à la piqûre et finit par lâcher.
Trois solutions, par ordre de propreté. La surjeteuse coupe et surfile en un passage, c'est ce que fait le prêt-à-porter. Le point overlock de la machine familiale imite ce résultat. Le zigzag, réglé large et pas trop serré, fait le travail sur les tissus moyens.
Tous les tissus n'en ont pas besoin : les mailles ne s'effilochent pas, et une couture anglaise enferme les bords sans qu'il faille les finir.
En atelier
La question qui revient à chaque stage surjeteuse : faut-il surfiler avant ou après avoir assemblé ? Après, presque toujours — on surfile les deux marges ensemble, ce qui va deux fois plus vite et couche la couture du bon côté.
Avant, uniquement quand on sait que les pièces vont être manipulées longtemps avant l'assemblage.
Ces mots s'apprennent en une séance, la machine devant soi, bien plus vite qu'en les lisant.
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