Point d’arrêt
Gestes et coutures
Une couture machine n'est qu'un entrelacement de deux fils : rien ne la retient à ses extrémités, et il suffit de tirer sur le fil de canette pour la voir se démonter comme une fermeture de sac de farine.
Deux ou trois points en arrière suffisent. Davantage épaissit l'amorce, la rend visible et, sur un tissu fin, finit par le perforer.
Certaines machines proposent un point d'arrêt automatique, qui pique plusieurs points sur place. Il tient mieux sur les mailles, où la marche arrière a tendance à mâcher le tissu.
En atelier
C'est l'oubli le plus fréquent des premières séances, et le plus discret : la couture est belle en sortant de la machine, et se rouvre au premier essayage.
Le réflexe s'installe en une séance dès qu'on l'associe non pas à la fin de la couture, mais au geste de relever le pied-de-biche : on ne relève jamais le pied sans avoir arrêté.
Ces mots s'apprennent en une séance, la machine devant soi, bien plus vite qu'en les lisant.
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